Samedi 18 juillet 2009
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J'arrangerai demain, les clichés que j'ai pris à la soirée organisée à l'occasion des 40 ans des premiers pas
sur la lune dans le magnifique vaisseau spacial -exposition -discothèque de Barry Richez à Moyaland.
Mais, là j'ai le cafard et je panse mes blessures
De fil en aiguille, j'arrive au choix de mon prénom sur secondlife: ma plus grande blessure professionnelle et une des plus grande de ma vie.
C'est vrai que lorsque j'ai choisi le mien avec un petit n, je pensais que c'était en rapport avec mon 3ème prénom; le nom que j'aurais dû porter, mais c'est une autre histoire cela.
Et puis là, en broyant du noir, j'en reviens à la seule qui a vraiment compté dans ma vie.
Quand j'ai fait mes études, on nous apprenait à nommer les usagers des services sociaux des clients: une histoire de distanciation, parait-il.
Bien avant mes 20 ans de carrière, je savais que c'était du vent; comment accompagner socialement des personnes, pendant plusieurs années, en les considérant comme des clients?
C'est avec un grand N que j'écris son prénom et plus de dix ans après, je pense toujours à elle et pas seulement lorsque j'entends Cendrillon de téléphone à la radio.
N...
C'est le jour de tes trente ans
Que les pompiers ont trouvé ton
Corp.
Il était encore sublime,
Car les nuits de décembre,
Sont fraîches.
Et les fenêtres ouvertes avaient
Laissé le froid glacial, entrer.
5 jours, 5 nuits que les voisins ,
t'ont laissé, avec les draps pendus
A ta fenêtre, au 4ème étage.
Pas un n'avait bougé, pourtant,
Beaucoup ... ...
Car pour les cachets, il te fallait
Du liquide qui s'avéra une fois
empoisonné.
Tu avais décroché: tu le devais!
Car certains médicaments ne sont pas
Compatibles.
Tu payais de nouveau toutes factures
Tu refusais simplement de parler
De tes démons enfantins avec nulle
Autre que moi, et ceci, malgré
Mes conseils, mes ruses, les
Psys tu ne voulais pas...
Et, puis, les vautours
Sont venus: ils te disaient
Dehors , on ne veut
Plus de toi dans le quartier, malgré
Les loyers payés, tu seras expulsée, au
Printemps prochain.
Alors, tu as repris, une fois
Ton poison, une faible dose...
Comme prévu, lors d'un de tes
Délires, à ma permanence,
Avec, ta mère, je pleurais ,
Dans l'église: 13 nous étions.
Mais, le couvercle de ton cercueil,
Au contraire de ton rêve, était scellé.
C'est toujours le cas, lorsque l'on
Passe par l'institut médico-légal.
N..., La Marilyn de la cité,
Je n'oublierai, jamais ton rire d'enfant
Et ton déhanchement de Lolita décolorée.
Par Nathalie Charman
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Publié dans : Etat d'âme
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