Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 17:59



La semaine dernière, nous avons croisé, avec David, une petite vampire.

Elle m'a demandé, si l'avatar de David ne m'avait pas repoussé lors de notre première rencontre.

Bon c'est certain que si il m'avait demandé, lors de notre première rencontre, il y a deux ans, « alors, on baise? », même avec un avatar ressemblant à Johnny Depp, ma réponse n'aurait certainement pas été positive.

Cette question, de l'apparence physique, on me l'a posé à plusieurs reprises et j'ai toujours été étonnée qu'on me la pose.

 

Sur secondlife, les avatars, même d'apparences humaine, ne sont pas très réalistes et souvent pas très beaux.

 

Il y a deux ans, lorsque David était devenu plus qu'un ami, je pense que j'aurais été gênée, si dans l'intimité, il aurait gardé son avatar public. En fait, je n'étais pas amoureuse de lui, c'était simplement, un ami avec qui  je prenais du bon temps.

 

Tout cela pour dire, qu'en réel ou sur secondlife, on tombe rarement amoureux d'un physique, mais d'une personne ,dans son ensemble, avec son caractère, ses attitudes, ses idées, son comportement.

Aujourd'hui, je me fais la réflexion suivante: David pourrait garder son apparence publique lors de nos relations intimes, sans que cela me gêne nullement.

 

 

Dans tous les types de relations sur secondlife, j'ai remarqué que la majorité des personnes avaient du mal à aller au delà des apparences, des réputations et se contentaient de relation superficielle avec autrui.

Certes, on ne peut être ami avec tout le monde, faute de temps, mais de là à se contenter de simple coucou ou d'une vanne pourri, c'est un peu attristant.


Nous sommes, bien souvent, dans la reproduction, des difficultés de communication que notre société rencontre: chacun dans notre coin, dans son petit cercle familial, professionnel et amical.

 

Le fait d'être protéger, derrière un écran, devrait permettre aux timides de se dés-inhiber, et aux verrous sociaux d'exploser.

 

Personnellement, lorsque j'ai débarqué sur secondlife, j'ai été fascinée par ce melting pot de cultures, de nationalité, de milieu sociaux différents, représentés.

J'ai des copines japonaises, américaines, un ami pompier, un autre dentiste, etc..; ce qui n'est pas vraiment le cas dans le réel, bien que j'ai beaucoup d'amies de nationalité différentes travaillant dans une profession très cosmopolite.

 

J'ai l'impression qu'au lieu de s'ouvrir aux autres, ne serait-ce que par simple curiosité, les sliens ont tendance à se regrouper par centre d'intérêt, nationalité ou de se recréer des clans et petite communauté très fermée.

I n'y a qu'à voir comment beaucoup se moque des newbies, souvent avec mépris.

 

Peut-être que beaucoup de personnes vont sur secondlife, pour se récréer une deuxième vie plus gratifiante et une fois l'objectif atteint, recréer les barrières sociales, les castes pour ne pas perdre leur chasse gardée?

 

Les apparences sont reines: celui qui à de l'argent et du pouvoir sera flatté. Celui qui a fauté aura sa réputation mise au pilori. Le marginal et l'original seront exclus. Le strass et les paillettes font force de loi.

 

A se demander si pour un sociologue ou un ethnologue secondlife est intéressant à étudier ^^

 

 

 

Par Nathalie Charman - Publié dans : réflexion
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