mardi 25 août 2009
Hier soir, je me suis couchée à une heure et ce matin, je suis fébrile. Cela me fait penser à une angine ou, à moins que ce soit ma dent fêlée juste avant de
partir en vacances. J’ai pu me traîner jusqu’à la pharmacie mais le doliprane ne fait pas vraiment d’effet. Je crois que je vais végéter toute la journée au lit et sûrement pas tellement
écrire.
C’est peut-être mieux que les communications téléphoniques passent mal, ce matin, parce qu’à part avoir envie de chialer, sans raison…
Je ne pense pas avoir contribué beaucoup à la création du café, simplement peut-être en avançant David dans ses recherches ou simplement en lui donnant quelques
avis au sujet du choix des textures, mais de mon coté cela me permit de voir un artiste créer.
Je ne sais, si cela était le fruit de ma présence, mais la création ne semblait pas si douloureuse que ça.
Par contre, le moindre détail était revu jusqu’à atteindre la perfection selon David. Je devais, parfois le raisonner, car même si il n’avait pas de délai de
livraison, il y aurait l’exposition universelle de Paris 1900, à faire à la suite.
Actuellement, David a besoin de moi, je suppose, pour le rassurer dans ses choix, en me demandant mon avis.
Il y a deux ans David n’avait besoin de personne à ses cotés lorsqu’il buildait. Actuellement, c’est comme si il était en convalescence et avait besoin d’une
infirmière qui le rassure et lui donne des limites ; bien que dans le fond, il n’en ait déjà plus besoin de cette infirmière.
Il faut simplement que David retrouve confiance en lui-même.
Toute cette période de travail a consolidé notre couple, parce que nous avons été au-delà du simple partage de plaisir car travailler ce n’est pas que du plaisir
pour David.
A aucun moment, je ne me suis ennuyée et nous nous sommes parfaitement entendus, travaillant dans la bonne humeur. A aucun moment, nous nous sommes
engueulés.
David a aussi fait le nécessaire pour que j’ai l’impression d’être utile bien que je n’ai pas fait grand chose qu’il aurait pu faire de lui-même.
Il est presque 18 heures et à part aller au marché, ce matin, je n’ai pas fait grand-chose de la journée à part dormir.
Je vais un peu relire mon texte. J’ai mes réponses, même si je ne les ai pas toutes écrites. Je ne sais pas si tu en apprendras plus sur moi que lorsque nous
discutons in game. Je ne pense pas m’être trop avilie, mais, je ne sais pas si ma franchise par rapport à certains faits te plaira. Si ce n’est pas le cas, je ferai des coupes sombres avant
publication sur mon blog.
J’espère que ce soir j’arriverai à t’avoir au téléphone. Tu me manques tellement.
Ce sera pour demain.
Je vais encore écrire ce soir et demain. Puis je n’aurais plus le temps : je dois aller à un mariage.
Je ne sais plus comment finir ce journal de vacances loin de toi. C’est peut-être parce qu’il n’a pas de mot fin à notre histoire d’amour. En tout cas, cette
fin, j’espère qu’elle sera la plus lointaine possible.
Pourquoi cette histoire d’amour est si forte pour moi ?
Parce qu’elle ne peut pas se concrétiser dans le réel. Pourtant, elle est bien réelle et nous sommes deux à la vivre.
Certes, nous ne jouons pas de rôle et nous nous livrons avec sincérité. Mais nous ne donnons que le meilleur de nous même parce que nous sommes continuellement dans
un jeu de séduction. Nos défauts, les mauvais côtés de nos personnalités, même si ils transparaissent, sont, en partie, masqués par le support qu’est secondlife.
Même si je connais certains défauts de David et lui, les miens ; nous n’avons pas à les affronter dans le quotidien.
Dans le réel, ce sont souvent la confrontation des défauts dans le quotidien, qui amènent à la fin d’une histoire d’amour.
Même si je m’en défends beaucoup, auprès de David, par rapport à lui, je suis une petite bourge. Nous ne sommes pas du même milieu. Nous avons 20 ans de différence
et donc pas les mêmes références et vue mon âge et mes problèmes de santé, nous ne pourrions jamais avoir d’enfant. Nous avons beaucoup de valeurs communes, mais aussi beaucoup de
différentes.
Nous sommes tous les deux des passionnés de politique. Déjà avec mon conjoint, nous nous engueulons pour des nuances, mais avec David, ce serait un remake de mai 68
dans notre salon, lui du coté des crs et moi du coté des étudiants.
David trouve certains de mes amis de secondlife bizarres. Par rapport à ceux que j’ai dans le réel, personnellement, je ne trouve pas.
Avec si peu de points communs comment une histoire d’amour peut-elle résister au temps ?
Il y a qu’au lit, qu’on s’entendrait. Mais ce serait une belle histoire de cul, pas une histoire d’amour.
Ce serait une belle amitié aussi, parce que nous partons souvent dans les mêmes délires, avons beaucoup de valeurs communes, rions des mêmes choses, avons souvent
les mêmes réactions lorsque nous croisons des gens sur sl. Même si n’avons pas les mêmes histoires, nous avons vécu des blessures qui nous font nous comprendre. Nous sommes deux égorgés vifs,
hyper sensibles qui se soutiennent.
Nous nous serons rencontrés dans le réel, je pense que nous aurions eut une relation d’amitié très fraternelle : celle que peuvent avoir une grande sœur avec
son petit frère.
Mais nous nous sommes rencontrés sur secondlife, à un moment de nos histoires de vie, et nous ne pouvions que tomber amoureux l’un de l’autre.
Mais, je reprends ma question : pourquoi, cette histoire d’amour est si forte pour moi ?
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